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CALL.01.11.2017: Rencontre autour du corps malade : prise en charge et traitement funéraire des individus souffrants à travers les siècles - Bordeaux (France)

14.08.2017

 

 

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Visibles ou inapparentes, soudaines ou chroniques, handicapantes ou juste légèrement invalidantes, les maladies ont continuellement affecté les populations anciennes. Au fil des siècles et des millénaires, les groupes humains ont développé des solutions diverses pour y faire face, qu’elles soient de nature médicale, religieuse, ou encore juridique. Selon les lieux et les périodes, les malades ont ainsi été traités de manière très variable, étant selon les cas inclus ou exclus socialement, pris en charge ou laissés pour compte, investis de pouvoirs magiques ou taxés d’ignominie. Mais, que ce soit en termes de lieu de sépultures ou de soin(s) porté(s) au corps, quel fut dans les sociétés passées le sort réservé au cadavre du malade ? C’est la question que propose d’aborder la 10e Rencontre du Gaaf, en mettant au centre des débats les individus qui ont souffert de différentes affections, depuis la Préhistoire jusqu’aux périodes les plus récentes.

 

FECHA LÍMITE/DEADLINE/SCADENZA: 01/11/2017

 

FECHA CONGRESO/CONGRESS DATE/DATA CONGRESSO: 23-24-25/05/2018


LUGAR/LOCATION/LUOGO: Athénée municipal, Bordeaux (France)

 

ORGANIZADOR/ORGANIZER/ORGANIZZATORE: Sacha Kacki; Hélène Réveillas; Christopher Knüsel

 

INFO: PDFweb - rencontre2018@gaaf-asso.fr 

 

CALL: PDF

À vocation internationale et pluridisciplinaire, ce colloque se veut être un lieu d’échanges et de rencontres entre chercheurs issus d’horizons divers, invitant les contributions d’archéologues et anthropologues travaillant sur des contextes chrono-géographiques variées, ainsi que d’acteurs d’autres disciplines des sciences sociales (p. ex. historiens, sociologues, ethnologues). Si le diagnostic paléopathologique pourra bien sûr avoir son importance pour aborder une problématique centrée sur le rapport aux malades et à leurs dépouilles, la rencontre n’aura pas pour objectif d’accueillir des communications principalement axées sur les manifestations squelettiques de maladies. Leur serontpréférées des présentations plaçant au coeur de la discussion les aspects sociaux et funéraires. Ces derniers pourront dans une certaine mesure être abordés par des études de cas emblématiques. Seront toutefois privilégiés, tout du moins pour les communications orales, les travaux de synthèse abordant la prise en charge et le traitement funéraire des malades à l’échelle d’un site, d’une région ou d’un territoire.

 

Les discussions scientifiques s’articuleront autour de quatre grandes thématiques. Les trois premières traiteront respectivement des lieux d’accueil et d’inhumation des malades, du traitement funéraire réservé à leurs dépouilles et des activités symboliques, prophylactiques et magico-religieuses entourant leur mise en terre. Le quatrième et dernier thème s’attachera quant à lui à discuter la contribution de l’archéologie à la connaissance des pratiques médicales et chirurgicales passées, en s’intéressant notamment aux informations fournies par l’étude des vestiges humains.

 

Thème 1 – Accueillir : les lieux de prise en charge et d’inhumation des malades

La prise en charge des sujets malades dans des établissements dédiés, si elle est en Occident attestée par les textes depuis l’Antiquité, est principalement documentée archéologiquement par des exemples datés du second Moyen Âge et de l’époque moderne. Diverses découvertes récentes sont venues renouveler les connaissances sur ces structures d’accueil et permettent d’engager de nouvelles discussions sur leur fonctionnement (catégories de malades accueillis, soins prodigués, gestion des décès, etc.). Couplée à l’exploitation des sources textuelles, elles autorisent également une meilleure perception de l’évolution du statut du malade dans différentes sociétés au cours des siècles (p. ex. passage du « pauvre malade » au « Grand Renfermement ») et de l’accueil positif (intégration) ou négatif (isolement) qui lui était réservé. Hôpitaux, léproseries, infirmeries de peste et leurs cimetières sont autant d’exemples, non exclusifs, qui pourront être abordés, que ce soit sur la base des données archéologiques ou d’après l’étude de sources écrites. Ce thème se propose également d’accueillir des contributions traitant de contextes archéologiques extra-européens ou reposant sur des approches anthropologiques, ethnologiques ou sociologiques.

 

Thème 2 – Inhumer: le traitement du cadavre

Depuis la Préhistoire jusqu’à l’époque moderne, les groupes humains ont adopté des attitudes variables vis-à-vis des individus atteints de maladies ou souffrant de handicaps, qui conduisirent selon les cas à les exclure de la société, à les y intégrer pleinement ou partiellement, voire à leur attribuer un statut sacré ou à les créditer de pouvoirs magiques. Si la perception qu’eurent précisément d’eux leurs contemporains nous demeure par essence inaccessible, tout du moins pour les périodes dépourvues de sources écrites, l’étude de leurs sépultures fournit parfois des indices quant à la place qui leur fut accordée au sein de la communauté. En s’intéressant aux pratiques mortuaires mises en oeuvre envers leurs dépouilles et en discutant la question du caractère normatif ou déviant du traitement pratiqué, ce thème se proposera d’évaluer quel a été, dans différentes régions et à différentes périodes, le degré d’intégration de ces personnes dans les sociétés. Ce questionnement gagnera à être abordé selon une approche pluridisciplinaire, qui devrait permettre de mieux comprendre les mécanismes à l’origine de l’intégration ou de l’exclusion de ces individus.

 

Thème 3 – Accompagner : objets, matériaux et symboles

La mise en terre des dépouilles d’individus malades peut, dans certains cas, s’être accompagnée du dépôt d’objets ou de matériaux particuliers en rapport avec leurs pathologies (p. ex. plantes médicinales, talismans). Ces éléments sont parfois retrouvés dans les tombes en contexte archéologique. Leur identification et leur étude apportent d’importantes informations sur la manière dont pouvaient être perçus ces individus et renseignent sur les aspects symboliques, prophylactiques et magico-religieux entourant leur inhumation. Outre les présentations de cas archéologiques, les contributions d’historiens de l’art, d’anthropologues, d’ethnologues ou de sociologues contribueront largement à ce thème, en y apportant un regard complémentaire, fondée sur d’autres approches méthodologiques.

 

Thème 4 – Soigner, réparer, disséquer : les vestiges humains, témoins des pratiques médico-chirurgicales ante- et post-mortem

Outre l’éclairage qu’elle peut apporter sur le traitement funéraire dont les malades firent l’objet à différentes périodes, l’analyse des sépultures est susceptible de fournir dans certains cas des informations sur les pratiques médicales et chirurgicales qui furent déployées à leur endroit. Les vestiges humains mis au jour en contexte archéologique portent en effet parfois les stigmates d’interventions opératoires invasives, qu’elles soient à visée curative (p. ex. amputations) ou anatomopathologique (p. ex. autopsies). Divers types d’appareillages servant à traiter ou pallier une pathologie peuvent par ailleurs les accompagner dans la tombe (p. ex. prothèses, bandages herniaires). Ces indices archéologiques des pratiques médico-chirurgicales anciennes, s’ils ne relèvent certes pas du domaine funéraire, permettent d’appréhender certains aspects du traitement du corps conditionné par son statut de malade. Ils permettent ainsi de discuter, selon un autre angle d’approche, la prise en charge des individus souffrants par leurs contemporains. Pourront se réunir autour de ce thème archéologues et anthropologues, mais également historiens de la médecine et praticiens médicaux, dont les contributions apporteront des éléments de réflexions sur les aspects techniques et fonctionnels des procédures de soin mises en oeuvre dans les populations du passé.

 

Les propositions de communications/posters devront être adressées au comité d’organisation par courrier électronique avant le 1er novembre 2017. Elles devront être accompagnées d’un résumé d’une longueur maximale de 300 mots et préciser le thème dans lequel les auteurs souhaitent communiquer. Chaque communication orale aura une durée de 20 mn. Au terme de chaque session, un débat sera organisé avec tous les participants du thème. Une brève présentation orale des posters sera aussi programmée au cours de la Rencontre. Le comité scientifique chargé d’évaluer les propositions se réunira en janvier 2018 pour sélectionner les contributions et établir le programme. Merci d’adresser vos propositions via le formulaire joint à rencontre2018@gaaf-asso.fr

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